Le Café Littéraire Plaisançois
 
 
 
 
soirée Poésie
 
 
   
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Gilbert Baqué est un de ces scripteurs aux pages arrachées qui retranscrivent la vie dans des sacs de toiles encore empreints de l'odeur de l'herbe fraîchement coupée. Il est de ces irréductibles qui sont les fils d'Orphée – ceux dont la parole dit l'essentiel et réconforte l'ami. Une parole qui tend au dénuement comme à l'apaisement, toute à la fois épurée et simple, à l'image du calice originel. Face à l'agitation factice des professeurs de désespoir, contre la tentation nihiliste, Baqué oppose une langue chaleureuse et fraternelle, à mille lieux des certitudes et des lumières de pacotilles.
Benoît Legemble

Né en 1935 à Toulouse, Gilbert Baqué passe son enfance dans le Lauragais. Entre 1951 et 1955, il intègre l'École Normale d'Instituteur de la "ville rose", avant d'embrasser une carrière d'enseignant qu'il abandonnera en 1990. Engagé dans la vie littéraire toulousaine, il participe à de multiples rencontres aux côtés de ses amis René Gouzenne et Serge Pey. Au gré des manifestations, il est amené à fréquenter Rafaël Alberti, Guillevic, Franck Venaille, ou encore Henri Deluy. C'est auprès de ce dernier qu'il fera ses classes, publiant régulièrement ses poèmes dans la célèbre revue Action poétique. Entre 1982 et 2002 paraissent notamment Désorient (éditions Tribu), Soleils (éditions de la Renaissance) et Ressacs (éditions n&b), oeuvres hallucinées qui valent à Gilbert Baqué une reconnaissance au sein des lettres toulousaines.

Dernière publication : Fin provisoire
Marquée par la résurgence idéale d'une Arcadie vue en rêve, la poésie de Gilbert Baqué se caractérise par sa transfiguration de l'espace agraire, devenu pour l'occasion le terrain de jeux d'une écriture vouée à la transparence. Voici une oeuvre qui aime à sculpter le paysage à fleur de mer, au bord d'une méditerranée quasi immémoriale. Un espace recréé au gré de la moiteur estivale et des premiers émois, là où le poète se fait voyant et prophétise des corps en chantier ancrés dans des visions célestes. En somme : une poésie de l'amitié et du don, déclinée dans l'entrelacement des mots comme autant de champs donnés à reconstruire.